La valeur du CO2 : 10 $/tCO2, 150 €/tCO2 ? Comment s'y retrouver ? Voir ici le prix du CO2 "pour les nuls" ou la nouvelle géopolitique du carbone (revue Esprit).
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Effet de serre, indépendance
énergétique - Facteur
3 en 30 ans Diviser par trois les émissions françaises de gaz carbonique et renforcer notre indépendance énergétique sans que cela nous coûte trop cher et sans faire peser sur les consommateurs de pression morale
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création
: le
25/04/04 mise à jour 26/05/12 Quoi de neuf Le scénario de division par trois des émissions françaises
Quatre bonnes actions climat dans la politique actuelle : - le plan chaleur, notamment biomasse chaleur - le programme véhicules hybrides et électriques - la recherche sur le CCS - la loi NOME, nouvelle organisation du marché de l'électricité Rien d'autre ? |
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1- Dire que l'objectif est de diminuer les émissions de gaz carbonique, c'est-à-dire la consommation d'énergie fossile (et non la consommation d'énergie primaire) 2- Mettre une clause de coût maximum pour l'application de la réglementation (ne seront rendues obligatoires ou financées à l'aide de fonds publics que les décisions qui seraient économiquement intéressantes si le prix de l'énergie fossile était à un niveau de référence fixé par l'Etat) 3- Susciter la culture de biomasse (agricole et forestière) pour développer les réseaux de chaleur alimentés par de la biomasse ; pour cela, répondre aux besoins financiers des sylviculteurs et des agriculteurs par des prêts adaptés. 4- Aider au financement des actions qui ne sont pas économiquement rentables mais qui respectent la clause de coût, avec des modalités qui évitent les effets d'aubaine 5- Pour diminuer le besoin d'un financement public et pour trouver le moyen de ce financement créer une taxe qui élève progressivement le prix de l'énergie fossile à la consommation finale ; reverser à ceux qui ont de faibles revenus une dotation forfaitaire, indépendante de leur consommation. Le prix augmentera chaque année, en plus de l'inflation, de 20 €/m3 de fioul, 2 €/MWh de gaz. 6- Augmenter la capacité de production nucléaire pour pouvoir fournir assez d'électricité pour un chauffage non émissif et peu coûteux. |
1- Constater que le marché concurrentiel ne peut
pas conduire à l'optimum (ce sera un "oligopole à la
Cournot" qui procure aux entreprises des superbénéfices
énormes) ; l'Etat doit donc fixer lui-même les
capacités de production et les tarifs. 2- Fixer un tarif à la sortie de toutes les centrales et un autre à la consommation individuelle ; ce tarif imitera ce que donnerait une "concurrence parfaite", sachant qu'une concurrence parfaite est impossible ; là où le prix est fixé par le marché, créer un impôt pour récupérer les superbénéfices. 3- Comme le coût de production de l'électricité est plus bas en France qu'ailleurs, réserver la production française à la consommation en France. 4- Prévoir ce que sera la consommation d'électricité en France si l'on veut que l'énergie coûte le moins cher possible : chauffage par pompes à chaleur ou chauffage hybride électricité-fioul, véhicules hybrides et électriques, production de biocarburant, consommation par l'industrie. 5- Le photovoltaïque : mettre fin au programme engagé, des dizaines de milliards d'euros gaspillés; revenir sur les autorisations accordées, en payant un dédit qui sera beaucoup moins coûteux. Financer par la CSPE des investissements dans les pays en développement. L'éolien : bloquer le développement sur terre et en mer car il est deux, trois ou quatre fois plus coûteux que le nucléaire. 6- Engager la construction de centrales nucléaires en fonction des besoins ainsi calculés : si l'on n'augmente pas la capacité éolienne, il faudra augmenter la capacité nucléaire de 30 GW, soit 50 %, en trente ou quarante ans. |
1- Le biocarburant aujourd'hui : il vaut beaucoup mieux utiliser la biomasse pour se chauffer ce qui, en libérant du fioul, permet de produire d'avantage de gazole (les deux produits sont faits à partir des mêmes coupes de pétrole) : c'est beaucoup moins cher que de produire du biocarburant. Donc : demander aux distributeurs de carburant de financer les réseaux de chaleur à la biomasse au lieu d'incorporer du biocarburant. 2- Le biocarburant demain : lorsque les possibilités de chauffage à la biomasse seront saturées, produire du carburant "de seconde génération". Il est possible d'utiliser complètement la biomasse en apportant de l'extérieur l'énergie consommée par le procédé de production ; ce sera de l'énergie nucléaire ou à partir de charbon et séquestration du CO2. Il sera possible de produire plus de 20 Mtep de biocarburant de seconde génération en améliorant l'environnement (moins de consommation d'eau et d'engrais, plus grande biodiversité qu'aujourd'hui). 3- Soutenir et accélérer la recherche, le développement et l'industrialisation des véhicules hybrides et électriques. 4- Pour ouvrir le marché du véhicule électrique, du véhicule hybride et du biocarburant, augmenter progressivement le prix à la pompe de l'essence et du gazole avec un impôt qui sera calculé en fonction du prix du pétrole : une hausse du prix (non de l'impôt) de 2cme/€ par an en plus de l'inflation. Cet impôt ne sera pas applicable au grand transport routier tant qu'il n'y a pas d'impôt européen. |
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Définir ce qu'est une action utile : un fois fixée la limite des émissions françaises (une division par trois dans quarante ans par exemple), il est possible de classer les décisions à prendre en fonction de leur coût par tonne de CO2 évitée. Ces décisions permettent d'éviter des consommations de gaz, de fioul ou de carburant pétrolier. La plus chère d'entre elles deviendrait économiquement intéressante si le prix à la consommation finale du fioul, du gaz ou du carburant était à un certain niveau. Une action utile est donc une action qui serait économiquement intéressante si le gaz, le fioul ou le carburant était vendu à ce prix. Ce niveau de prix de référence ne dépend pas du prix mondial du pétrole. Voir ici. L'Etat aura fixé un critère de coût pour distinguer les actions utiles des actions trop coûteuses. Lorsqu'une action utile n'est pas économiquement intéressante pour celui qui peut la décider, l'Etat peut apporter une aide financière. Mais il faut que cette aide soit juste calculée pour éviter les "effets d'aubaine". Voici une façon de procéder : un prêt dont les annuités sont calculées chaque année de façon que cette action utile ne coûte pas plus cher à celui qui l'a décidée que s'il ne l'avait pas décidée. Par exemple, le prix payé pour la chaleur livrée par un réseau de chaleur ne sera pas supérieur au coût du chauffage au gaz ou au fioul ; si cela ne couvre pas le coût complet du réseau de chaleur, l'Etat financera la différence. L'Etat ne court pas de risque car il est maître du prix à la consommation finale du fioul et du gaz (par l'impôt CO2) et il pourra financer par le produit de l'impôt l'aide financière qu'il apporte. L'Etat passera avec les banques une convention pour que celles-ci proposent ce type de prêt aux particuliers et aux entreprises. |
1- Donner à chaque Etat-membre un seul objectif, respecter une limite d'émissions de CO2 et le laisser libre des moyens qu'il emploiera pour l'atteindre ; la multiplication d'objectifs (le "3 fois 20") est forcément inefficace car on ne chasse pas trois lièvres à la fois . 2- Instaurer un impôt CO2 aux frontières pour préserver nos entreprises de la concurrence d'entreprises qui ne sont pas soumises aux mêmes contraintes. 3- Sans un impôt CO2 aux frontières, les contraintes sur l'industrie ne peuvent être que très faibles ; le prix du CO2 sur ce marché n'aura donc aucune signification ; il vaudrait mieux suspendre ce marché. 4- Créer un impôt CO2 européen sur le grand transport routier ; un impôt calculé pour élever progressivement le prix du gazole. 5- Organiser l'échange d'expériences entre les Etats-membres ; susciter des recherches en commun. 6- Susciter des coopérations "à quelques-uns" sur le modèle de la coopération en matière de défense (des "coopérations structurées permanentes"), ce qui se justifie par le fait que l'énergie est une matière stratégique et que le véritable motif de cette politique est la sécurité d'approvisionnement en énergie. Applications possibles sur la fiscalité, le nucléaire, les véhicules bi-énergie ou électriques, la production de biocarburant de seconde génération. La décision allemande de ne pas produire d'électricité nucléaire semble confirmer l'idée de créer plusieurs marchés de l'énergie où les prix seront différents. |
1- Etudier très concrètement comment un objectif mondial de forte diminution des émissions peut être compatible avec le développement des pays pauvres et des pays émergents. 2- Prendre en compte la relation très forte qui existe entre la géopolitique de l'énergie fossile et celle de la lutte contre les émissions. Le prix du CO2 sur les marchés de quotas est directement lié au prix du pétrole, du gaz et du charbon ; les moyens financiers des pays consommateurs et ceux des pays producteurs également. La gouvernance mondiale doit donc porter à la fois sur l'énergie et sur l'effet de serre. 3- Constater que la façon la plus simple (la plus probable ?) de réduire les émissions de CO2 est de réduire non pas la demande mais l'offre d'énergie fossile. Cela transformera la question des émissions de CO2 en une question de sécurité d'approvisionnement, alors même que la ressource sera surabondante. 4- Cela créera une gigantesque "rente de rareté" ; qui en bénéficiera, comment utiliser cette rente de rareté au bénéfice des pays en développement ? 5- Se rendre compte que l'Union européenne renforcera sa position sur la scène internationale en 1- consommant peu de gaz, pétrole et charbon et 2 - proposant une technologie nucléaire fiable et efficace. 6- Limiter la possibilité de négocier des "titres CO2" aux entreprises qui produisent ou consomment de l'énergie car la financiarisation du CO2 serait le champ de spéculations effrénées alimentées par les multiples incertitudes sur le prix du pétrole, la fiabilité des politique publiques du CO2, la réalité des contrôles. |
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Diviser
par trois
en 30 ou 40 ans les émissions
françaises
de gaz carbonique
sans pénaliser notre industrie c'est possible pour pas trop cher - avec une stabilisation de la consommation finale globale d'énergie - en utilisant pleinement les possibilités de la biomasse, du chauffage solaire et de la géothermie - avec plus d'électricité "sans carbone" (nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique) Il
suffirait que le prix du gazole
à la consommation finale
se stabilise à 1,7 ou 1,8
€/litre
et le prix du fioul à 1200 ou 1300 €/m3 TTC. voyez
ici notre tableau de
référence ce
n'est pas LA vérité ; c'est un support de
réflexion. Vous pouvez aussi faire
votre scénario !
N'hésitez pas ! Et vous pouvez consulter
quelques tableaux très différents.
Selon de
scénario, pour éviter 100 Mtep fossile par an par
rapport à une
évolution tendancielle : économies
d'énergie : 35 % / biomasse
: 30 % / autres renouvelables
: < 10 % / nucléaire
: 25 %
Alerte ! J'ajoute ceci : vous avez aimé les spéculations financières, vous vous réjouissez de la situation actuelle, vous avez goûté aux fonds Madoff ; vous adorerez la finance carbone ! La finance construit du notionnel sur du concret, la finance carbone construit du notionnel sur du notionnel ! |
| Le tableur "faites-le
vous-même" - version simplifiée - une version qui calcule la capacité nucléaire selon le profil de consommation de l'électricité |
Quatre
tableaux commentés
- octobre2009 -
- le tableau de référence
- deux tableaux présentés dans Trop de pétrole ! : A et C - un tableau presque sans nucléaire |
Quatre
tableaux octobre2008 - la situation actuelle -2006 - l'évolution tendancielle en 2030, calculée en 2006 par l'observatoire de l'énergie - une division par deux selon la "voie de Grenelle" - une division par deux selon une voie "du moindre coût". Un tableau synoptique
- la projection tendancielle 2030 faite par la DGEMP en 2004 - un scénario "sans nucléaire" selon l'association Négawatt -2004 - un scénario de division par trois avec du nucléaire - 2004 |
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| Une forte réduction des
émissions
de gaz carbonique
ne se fera qu'avec une augmentation
du prix à la
consommation
finale du prix de l'énergie fossile, carburant, gaz et fioul
- un rythme de 2 à 3 c€/l devrait suffire, en monnaie
constante, bien sûr. Un "impôt climat" serait
calculé pour que la hausse du prix à la
consommation finale soit connue à l'avance et progressive. Ce
n'est pas l'impôt qui devrait augmenter, mais le prix à la
consommation finale.
Pour l'essentiel et en simplifiant, le scénario prévoit dans les trente ans qui viennent deux évolutions progressives et trois bascules technico-économiques. D'autres évolutions interviendront évidemment à plus long terme. Les
évolutions
progressives au
fur et à mesure de l'augmentation du prix de l'énergie et
de la construction de logements neufs : - Les économies d'énergie de chauffage (meilleure isolation, et économie de chauffage dans les locaux qui ne sont pas occupés par exemple) - La pénétration croissante de la biomasse
dans le chauffage |
Les
trois bascules
technico-économiques - les techniques
sont
connues ; les coûts correspondent à un pétrole
à environ 170 $/bl (si l'euro vaut 1,50 $) ; si le
pétrole est à 70 $/bl,
il faudra un impôt de 400 € par tonne de carbone. Cette
évaluation, supérieure à ce qui est écrit
dans "trop de pétrole !" est faite mi 2009 à la
lumière d'études récentes. Ces "bascules" pourront être amorties et étalées dans le temps si ces formes d'énergie sont provoirement aidées ou font provisoirement l'objet d'obligations réglementaires avant que le prix à la consommation finale de l'énergie finale n'atteigne un niveau suffisant. - Le
chauffage de
base à
l'électricité : dans
le neuf ce sera avec des pompes à chaleur ; dans les
bâtiments existants, ce pourrait être en mettant tout
simplement
une résistance électrique dans l'eau du chauffage
central : la résistance sera mise hors tension pendant les
périodes de pointe de consommation d'électrricité.
C'est la méthode la moins coûteuse
si la
capacité nucléaire augmente. - Le passage au biocarburant
avec
utilisation complète de la biomasse dans la limite des
possibiltiés
de production de biomasse et des besoins d'énergie, sachant que
l'utilisation de l'électricité se
généralisera. - Le remplacement du carburant par de l'électricité pour la circulation en ville, avec des véhicules électriques ou bi-énergie alimentés en électricité et en carburant liquide On verra aussi se développer l'usage de la géothermie, notamment la géothermie de surface avec des pompes à chaleur. |
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Pour la France, quels effets économiques, sociaux, stratégiques ? Une présentation synthétique |
| Pour stabiliser les
températures le monde devra laisser sous terre -ou y remettre- plus de la moitié du carbone fossile accessible : nous ne manquons pas d'énergie fossile : nous en avons trop il faudra diviser par deux les émissions mondiales ce qui, compte tenu de l'augmentation des émissions des pays en développement, suppose une division par trois ou quatre au moins des pays développés - la France a la possibilité, avec des techniques connues, de diviser ses propres émissions par trois en trente ou quarante ans, même si elle devait être le seul pays à le faire - un tableau croisé de ressources et des
emplois
montre de quelles formes d'énergie on aura besoin, ce qui permet
de calculer le prix de
l'énergie. Le prix du gazole devra rendre compétitif le
biocarburant de seconde génération
: 1,8 €/l à la pompe (évaluation mi 2009).
Par
rapport aux
prix de mi 2010, une
augmentation
de 70 cme € par litre de carburant ou de fioul ; en 30 ou 40
ans, cela fait 2 à 3 cme €/l/an, 20 €/m3 - il y aura des chocs de prix sur le marché
mondial
mais, sur 30 ou 40 ans,
l'augmentation
prévisible du prix mondial de l'énergie ne suffira
pas - sauf si les pays détenteurs de ressources refusent de
vendre ou d'investir pour produire - voir "la nouvelle géopolitique du carbone". - il faudra donc combiner réglementation, subventions et impôt. Le produit de l'impôt sur l'énergie fossile servira à financer les subventions et une partie pourrait être reversée aux communes qui feront des pistes cyclables, des réseaux de chaleur ou des schémas d'urbanisme économes en énergie. |
- pour le pays, les dépenses supplémentaires pour produire ou pour économiser de l'énergie dépendent, bien sûr, du prix du pétrole. Si celui-ci est de 100 $/bl, ces dépenses supplémentaires seraient, dans trente ans, de 1,5 % à 2 % du PIB soit, chaque année, 0,05 % du PIB. Les habitudes de consommation ne seraient pas profondément modifiées. Mais cela fera tout de même, dans trente ans, environ 30 milliards d'euros par an. Cette somme n'est pas négligeable ! Cela en vaut-il la peine ? - si la France était seule
à agir dans
cette
direction,
cette réduction des émissions françaises n'aurait
évidemment aucun effet sur la température ; mais la
France
pourrait en tirer des avantages de nature
différente
: Pour une discussion sur ces "effets externes" d'un programme de lutte contre l'effet de serre, voir ici - il y a donc ici la matière pour un grand programme national, touchant toutes les catégories de la population. - La France peut agir seule ; elle
suscitera alors une coopération
avec quelques autres pays ;
c'est ainsi que l'on a fait Airbus, Ariane, Schengen, le corps
d'armée
européen etc. |
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Des
"bonnes actions climat"
- Le plan chaleur : les actions aidées répondent au critère de la bonne action climat. Il serait bon d'affiner la procédure d'aide pour éviter les effets d'aubaine : ma proposition : dans les propositions, voir le chapitre "éviter les effets d'aubaine " - La loi NOME : nouvelle organisation du marché de l'électricité, qui consacre la nécessité de conserver des tarifs administrés. - Le plan de développement des véhicules électriques et hybrides. Mais il manque ce qui sera décisif : l'annonce d'une augmentation progressive du prix du gazole, un hausse qui sera sûre car voulue par le pouvoir politique. Pour fiabiliser l'engagemnt de l'Etat, voir dans "Trop de pétrole !" pp. 216-218 - Le développement de la capture et stockage du CO2 : la France n'en pas besoin en France mais a toutes les compétences pour développer cette technique dont le monde a un besoin vital. |
Des
actions qui pèchent par insuffisance ou par excès
- la réglementation sur la consommation thermique des bâtiments : l'objectif de réduire la consommation est nécessaire, bien sûr ; un objectif de 50 kWh/m2/an d'énergie finale serait raisonnable, sous réserve d'un coût maximum. - la loi NOME en ceci qu'elle limite le tarif public sortie centrales aux centrales nucléaires existantes. Mais on a le temps de rétablir la situation. - la communication publique qui donne comme objectif l'économie d'énergie alors que l'objectif est de diminuer les émissions de CO2 - ce qui implique généralement une économie d'énergie, mais pas toujours. |
Des
actions coûteuses et inutiles
- le biocarburant : avec de la biomasse, plutôt que de faire du biocarburant, il aurait été trois fois plus efficace de consommer la biomasse comme chaleur dans un réseau de chaleur pour diminuer la consommation de fioul, qui est produit sur la même coupe pétrolière que le gazole. - les éoliennes, inutiles et coûteuses - le photovoltaïque, inutile et très coûteux - un scandale - la réglementatoin thermique RT2012 sur les bâtiments neufs en ce qu'elle ne fait pas la différence entre une électricité nucléaire et une électricité produite à partir de gaz ou de charbon ; en cela elle n'est pas conforme à la loi qui dit qu'il faut tenir compte des émissions de CO2. Cela coûtera : 2 milliards d'euros par an pour éviter un réacteur nucléaire. - la création de nouvelles lignes de transport d'électricité vers l'étranger sans avoir défini une politique de "préférence nationale". |
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Des
actions dont le bilan est encore incertain
- le bonus-malus sur les véhicules : action sans doute utile
mais coûteuse ; et l'on peut se demander si le facteur
décisif n'a pas été la hausse du prix du
pétroleet qui demanderaient une évaluation - l'obligation faite aux fournisseurs d'énergie de financer des économies d'énergie : les frais administratifs ("coûts de transaction") sont très lourds ; et par cette action l'Etat a délégué à des entreprises privées non seulement le prélèvement d'u impôt mais aussi l'utilisation du produit de cet impôt sans aucune garantie d'impartialité. |
Des sites administratifs
- Le site du
GIEC,
groupe intergouvernemental d'étude du climat (ou, en anglais,
ICCP)
: on y trouve les documents en français.
- Le
site de la direction générale de l'énergie et du
climat, DGEC, du ministère de l'environnement et de
l'énergie, le MEDDM
Quelques sites
d'associations ou personnels
- Le site de "Sauvons le
climat" :
des
documents, un scénario, un manifeste pour diminuer les
émissions, des conseils
pratiques
- Un site très bien documenté :
manicore
- le site d'un journaliste
sérieux de Libération, S. Huet
- Le site de l'association
Negawatt
: un scénario de sortie du nucléaire.
Il y a évidement beaucoup d'autres sites
intéressants
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1- Les
réflexions
menées sur cette page portent sur le long terme : 30 ou 40 ans.
Le scénario qu'elles proposent, les investissements et les
changements
dans le mode de consommation d'énergie qu'il implique ne
dépendent
donc pas de la conjoncture. 2- Ce site ne prétend pas dire ce qu'il faut faire. Il s'efforce de réunir les conditions propices à un débat de bonne qualité. Il indique ce qui nous paraît certain et ce qui est incertain. Il présente des options très contrastées pour que le lecteur puisse faire lui-même son propre scénario. 3- Il peut y avoir des erreurs sur ce site ; merci au lecteur de me les signaler. |
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Yves Martin est décédé le 15 décembre 2010. Ingénieur général des mines, ce fut un grand serviteur de l'Etat, passionné par le service public, d'une honnêteté intellectuelle, d'une probité parfaites, servies par le goût du travail bien fait et par une grande intelligence. Il défricha nombre de thèmes dont il fut un des premiers à voir l'importance tels que la question du bruit, la gestion de l'eau en quantité et en qualité, la qualité des produits industriels et des procédés de production, les économies d'énergie. Et il n'aura pas cessé de se battre sur le terrain du changement climatique depuis qu'il fut le premier président de la MIES, la mission interministérielle de l'effet de serre. C'est à lui que je dois de m'être engagé, de mon côté, sur ce chantier. Il était persuadé que rien de durablement utile ne pourra être fait sans un impôt sur l'énergie fossile. Il déplorait que la France ait refusé la création d'un impôt européen, imparfait sans doute, mais préférable à ses yeux à l'absence de tout impôt. Il fut un des principaux auteurs du "rapport Rocard", en 2009, qui proposait de créer cet impôt. J'ai souvent discuté avec lui de la façon de calculer le montant de cet impôt mais nous étions parfaitement d'accord sur le fait que notre pays, que ce soit pour lutter contre les émissions de gaz carbonique ou, ce qui revient au même, pour sa sécurité d'approvisionnement en énergie, a besoin d'un impôt qui dissuade progressivement de consommer du carburant pétrolier, du fioul, du gaz ou du charbon sans faire souffrir les personnes dont les revenus sont très modestes. Ce site doit beaucoup à l'implication d'Yves Martin et aux idées qu'il défendait. Sur Yves Martin et son action dans l'administration au service de notre pays, on peut voir ici |
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Chacun se doute que les informations réunies sur ce site viennent des meilleures sources et que les analyses, qui restent de la responsabilité de l'auteur de ce site, sont issues de longues et fréquentes discussions. Je voudrais remercier en particulier les personnes qui, en 2003, ont bien voulu participer à un groupe de travail * qui a permis d'élaborer le scénario présenté ici, et toutes celles qui, depuis, m'ont fait part de leurs remarques, voire de leurs critiques - je pense notamment aux observations d'associations comme Négawatt et aux appels à la prudence d'économistes, dont on trouvera la trace sur le site. Pour faire progresser les idées, il faut aussi pouvoir les diffuser. Dès 2003, la Revue Esprit fut la première à accueillir des réflexions encore peu souvent formulées (le monde a trop de carbone fossile etc.) ; M.L. Lévy, rédacteur en chef des Annales des mines, m'a fortement encouragé à rédiger une première version de ce scénario de division par trois (numéro d'août 2003 de Réalités industrielles) ; une version affinée de ce scénario a été diffusée dans le numéro de février 2004 de la Revue de l'Energie et Thierry Gaudin m'a longtemps offert l'hospitalité de son site prospective 2100, que je vous invite à consulter. Qu'ils soient tous remerciés. |
| Henri Prévot Ingénieur général des mines Aujourd'hui consultant en politique de l'énergie En 2010 : dans le cadre d'un protocole de coopération entre la France et la Chine sur le développement urbain durable, participation à un équipe d'Urba 2000 qui a élaboré un projet de développement de la ville de Wuhan. En 2009 : avec l'ADETEF, coopération avec le Vietnam : j'ai préparé un séminaire tenu à Hanoï dont le but était de donner un avis au gouvernement Vietnamien sur sa politique de l'énergie - voir ici une synthèse de ces travaux ou un résumé de cette synthèse. En 2007, publication de "Trop de pétrole" - Seuil, prix de l'Académie des sciences morales et politiques - voir ici les autres publications Quelques aspects d'une carrière variée - Diplômé de Polytechnique (promotion 64) et de l'Ecole nationale supérieure des mines de Paris - Ingénieur au fond dans les Houillères du Nord et du Pas de Calais en 1968 - Direction régionale de l'industrie en Provence Côte d'Azur - Responsable de la sous-direction du textile et de l'habillement du ministère de l'industrie - Envoyé dans le Sud-Ouest par les ministres de l'agriculture et de l'industrie comme délégué de massifs forestiers pour comprendre la relation entre les sylviculteurs et les utilisateurs de bois et stimuler l'économie de la forêt et du bois ; cela a donné la matière à "l'économie de la forêt - mieux exploiter un patrimoine" (Edisud) - Délégué régional de l'ANVAR en Aquitaine - Directeur général adjoint de la région Aquitaine et membre du cabinet de J. Chaban Delmas - Au Secrétariat général de la défense nationale, chargé d'étudier la relation entre l'économie (réglée par le droit européen) et la sécurité du pays (qui est de responsabilité nationale) ; cela a donné la matière à "La France : économie, sécurité - économie mondialisée, sécurité nationale, Union européenne", Hachette Pluriel, prix des ministères - Jusqu'en 2009, au conseil général des mines, parmi d'autres activités, auteur ou coauteur de plusieurs rapports sur l'énergie : l'énergie des déchets, le biocarburant, ITER, le prix de l'électricité, les réseaux de chaleur, diviser par trois nos émissions de gaz carbonique. Quelques-unes des publications accessibles sur ce site : Sur la construction européenne - l'énergie est une question de sécurité nationale ; la politique européenne doit en tenir compte La France : économie sécurité : économie mondialisée, sécurité nationale, Union européenne (Hachette,1994) Dans le Monde du 6 décembre 1994 : pour une Europe des projets Dans Esprit mai 1995 : Une lecture politique du traité de Maastricht pour mettre le politique devant l'économique Sur l'énergie et l'effet de serre un livre: "Trop de pétrole ! - énergie fossile et réchauffement climatique" Seuil 2007 ; prix de l'Académie des sciences morales et politiques. On peut voir ici une présentation de "Trop de pétrole !" trois rapports : sur le prix de l'électricité du CGM (conseil général des mines) et de l'IGF (inspection générale des finances) : le rapport lui-même, une annexe sur les aspects théoriques de l'économie de l'électricité et une annexe "structure du parc de production électrique, formation des prix et propension à investir" sur le biocarburant du CGM et du CGREF et de l'IGF sur les réseaux de chaleur du CGM des articles, parmi lesquels - "Eolien ou nucléaire, du bon usage des fonds publics" dans le Figaro du 19 août 2011 - "Angela Merkel a sonné le glas du marché européen de l'énergie" dans Les Echos le 6 juin 2011 - Revue Parlementaire de mars 2011 : "Il serait possible d'avoir une politique de l'énergie claire et peu coûteuse " ou ici - Revue Esprit de juin 2010 : la nouvelle géopolitique du CO2 - Les Echos 23 avril 2010 : enfin une méthode efficace pour éviter des émissions de CO2 - Revue de l'énergie, janvier 2009 : Qui ne veut pas d'une augmentation de la capacité de production nucléaire ? Des convergences remarquables - La gazette de la société et des techniques, janvier 2008 : diviser par trois nos émissions de gaz carbonique - Les Echos, 15 octobre 2007 : Pour un impôt carbone juste - Revue Esprit, février 2007 : le désastre climatique et la politique énergétique française article qui rend compte du travail d'un groupe qui s'est réuni une dizaine de fois sur une année. - Journal le Monde 21 juin 2005 : marchés de CO2, il y a mieux à faire - Journal Le Monde, 23 octobre 2004 : la France peut diviser par trois ses émissions - Revue de l'énergie de février 2004 : première présentation de la méthode développée ici et dans "Trop de pétrole !" |